Réalité de la vie chrétienne …

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Présentation en vidéo de l’institut Al Mowafaqa

Jeunes et ainés : comment vivre ensemble ?

Quelles que soient les époques, il n’a jamais été facile pour les différentes générations de vivre en parfaite harmonie. Il est vrai que nous ne sommes plus à l’époque où 3 générations vivaient ensemble sous le même toit… Notre Église, l’église évangélique au Maroc en est le parfait exemple
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Soulignons d’abord l’importance de l’identité collective et de la cohésion du groupe qui permettent à la personne âgée de rester au sein de la communauté et de la famille.

Le mode de transmission du savoir est fondamental : la transmission orale confère à la personne âgée un rôle fondamental qui disparaît dans un mode de transmission écrit du savoir.
La pensée religieuse intervient aussi de façon fondamentale. Dans une société où le cycle de vie est circulaire, les personnes âgées ont une place capitale dans ce qu’elles vont apporter dans l’au-delà du monde des vivants, d’autant que le mort servira à la collectivité toute entière, dans un processus incessant de réintégration. Ce n’est pas le cas de la pensée occidentale contemporaine, et surtout de la pensée médicale, où le cycle de vie est linéaire, en rapport à une mort inutile considérée comme une fin de vie.

La logique de fonctionnement de la société même est essentielle : d’une société matérialiste qui fonctionne sur l’accumulation de biens, à une société qui fonctionne sur l’accumulation des symboles et des êtres, d’une culture de l’avoir à une culture de l’être. Si la rentabilité de l’individu est importante d’un côté, elle sera plus négligeable de l’autre : les personnes âgées y trouveront donc une place et une fonction très différente.

Par ailleurs, le type de société et ce qu’elle produit au niveau des liens de parenté est important. Pour être bref, dans les sociétés traditionnelles, « si on ne sait jamais où on va, on sait toujours d’où on vient » : l’ancêtre est capital et les parents seront préservés au détriment du couple des enfants. Le plus souvent, la nouvelle épouse fera les frais de ce modèle. Dans nos sociétés productives, on privilégiera le couple des enfants. Ce sera le couple des parents qui fera les frais de ce système avec l’isolement des personnes âgées que cela implique. Au final, cela peut se finir par une mise en maison de retraite.

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Les générations dans les sociétés modernes et traditionnelles

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Les 30 glorieuses ont changé profondément les conditions de vie et de logement. Chacun a pu trouver son toit et les enfants quitter leurs parents pour fonder leur propre famille. Pour autant, tout n’est pas réglé, loin s’en faut. A ce jour, les jeunes ont du mal à se loger et à trouver du travail alors que les personnes âgées sont mieux logées que par le passé. Les personnes âgées doivent aussi vivre à nouveau avec leurs enfants qui reviennent à la maison suite à un problème de divorce ou de chômage.

En outre, la « génération sandwich » doit gérer ses anciens et ses enfants, les uns les autres étant à sa charge. Elle risque d’être submergée à un âge où elle ressent le besoin de souffler, ce qui ne peut manquer de fragiliser ces couples.

Par ailleurs, avec les moyens de communication modernes, tout change : désormais les frontières sont abolies. Internet et les mobiles nous permettent de vivre en pouvant se contacter instantanément, quelle que soit le lieu et la distance. Néanmoins, la solitude n’a jamais été aussi criante, particulièrement au sein des grandes villes.

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Les rapports générationnels de nos jours

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La situation économique : chômage élevé parmi les jeunes diplômés et encore plus important pour ceux qui ne le sont pas.

La démographie : augmentation de l’espérance de vie avec un écart élevé entre les hommes et les femmes. Les femmes achèvent très souvent leur vie seules (elles vivent en moyenne 7 ans de plus que les hommes).

Les progrès de la médecine : contribuent à l’augmentation de l’espérance de vie.

Les évolutions technologiques : la mobilité est renforcée à la fois par les outils de communication et par les moyens de transport.

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Les causes de la situation intergénérationnelle

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Des idées pour vivre ensemble

Favoriser l’entraide au quotidien : dans les lieux où nous vivons, nous pouvons agir très simplement pour aider un voisin plus jeune (par exemple en s’occupant de ses enfants pendant qu’il fait des courses,…) ou plus ancien (en lui proposant de l’aider pour telle ou telle tâche qu’il a du mal à accomplir,…).

Changer son regard et prendre le temps de dialoguer : nos rencontres peuvent se bâtir sur un mode utilitariste. Attention car si l’on fonctionne sur le mode du « coup de vent », on ne prend pas le temps de rencontrer l’autre dans sa vérité. Il faut nous organiser pour prendre le temps de se poser et non de courir en permanence. Par exemple, c’est le temps que l’on prend en cuisine à l’occasion de la préparation du repas du dimanche : on se dit souvent les choses importantes lors de ces moments du quotidien…

Participer aux initiatives : de nombreuses actions permettent de se rencontrer (la fête des nationales, les nombreuses animations proposées par nos paroisses,…). C’est l’occasion de rencontrer des personnes que nous ne côtoyons pas habituellement et qui habitent près de chez nous.

Vivre la transmission : Les jeunes ont un savoir-faire technique incomparable, notamment pour tout ce qui a trait aux outils de communication. Les anciens ont une expérience incomparable car ils ont le recul de ceux qui ont vécu beaucoup de choses.

Les jeunes n’ont pas toujours raison, les anciens non plus ! Unissons nos compétences pour que ce soit une relation « Gagnant / Gagnant »

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Les grandes familles du christianisme

Tableau synthétique présentant les diverses confessions chrétiennes : les endroits où elles sont implantées dans le monde, leurs particularités spirituelles, comment elles sont organisées…
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Comprends-tu qui tu es ? Un protestant


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Aujourd’hui l’une des trois branches principales du christianisme, le protestantisme recense environ 400 millions de protestants dans le monde qui participent à de nombreux mouvements et collaborent à diverses œuvres.
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A Dieu seul la gloire

Rien n’est sacré, divin ou absolu en dehors de Dieu affirment les protestants.
Ils sont donc vigilants envers tout parti, valeur, idéologie, ou entreprise humaine prétendant revêtir un caractère absolu, intangible ou universel. Parce que Dieu est un Dieu de liberté, qui appelle une libre réponse de la part de l’être humain, les protestants sont favorables à un système social qui respecte la pluralité et la liberté des consciences.

La grâce seule

Les protestants affirment que la valeur d’une personne ne dépend ni de ses qualités, ni de son mérite, ni de son statut social, mais de l’amour gratuit de Dieu qui confère à chaque être humain un prix inestimable. L’Homme n’a donc pas à mériter son salut en essayant de plaire à Dieu. Dieu lui fait grâce, sans condition. Cet amour gratuit de Dieu rend l’Homme apte, à son tour, à aimer ses semblables, gratuitement.

L’essentiel, c’est la foi

La foi naît de la rencontre personnelle avec Dieu. Cette rencontre peut surgir brusquement dans la vie d’un individu. Le plus souvent, elle est l’issue d’un long cheminement parsemé de doutes et d’interrogations. Mais la foi est offerte par Dieu, sans condition. Tout être humain est appelé à la recevoir dans la liberté. Elle est la réponse humaine à la déclaration d’amour faite à tous par Dieu, dans la parole biblique, en Jésus-Christ.

La Bible seule

Les chrétiens protestants ne reconnaissent que la seule autorité de la Bible. Elle seule peut nourrir leur foi ; elle est la référence dernière en matière théologique, éthique, institutionnelle. A travers les témoignages humains qu’elle nous transmet, la Bible est la Parole de Dieu. Les textes bibliques dessinent des principes généraux à partir desquels chaque protestant, pour ce qui le concerne, et chaque Église, collégialement, tracent l’espace de leur fidélité.

Se réformer sans cesse

Les Églises rassemblent dans une même foi et espérance tous ceux, hommes, femmes et enfants, qui confessent explicitement le Dieu de Jésus-Christ comme celui qui donne sens à leur vie. Les institutions ecclésiastiques sont des réalités humaines. « Elles peuvent se tromper » disait Luther. En référence à l’Évangile, les Églises doivent sans cesse porter un regard critique et interrogateur sur leur propre fonctionnement. Chacun doit y prendre sa part de responsabilité et être témoin de la fidélité à la parole divine.

Le sacerdoce universel

Parmi les principes les plus novateurs de la Réforme, le sacerdoce universel des croyants instaure une place identique, au sein de l’Église, à chaque baptisé. Pasteurs et laïcs se partagent le gouvernement de l’Église. Les pasteurs n’ont pas de statut à part dans l’Église. Ils y exercent une fonction particulière à laquelle des études universitaires de théologie les ont conduits.

Dans un esprit d’unité, ils assurent en particulier le service de la prédication et des sacrements, l’animation de la communauté au sein de laquelle ils exercent leur ministère, l’accompagnement, l’écoute et la formation théologique de ses membres.

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Quelles sont les origines du protestantisme ?

Le protestantisme est né au XVIe siècle d’une rupture interne à la chrétienté occidentale. En effet, la démarche première des réformateurs n’était pas de quitter leur église d’origine. Aucun d’entre eux n’avait l’idée de créer le Protestantisme…

La naissance du protestantisme est intervenue en 1520-1521: après avoir vainement tenté d’obtenir de lui qu’il reconnaisse ses « erreurs », Rome somma Luther (1483-1546), dans la bulle Exsurge Domine (15 juin 1520) de Léon X, de se rétracter, puis, devant un nouveau refus du moine (qui avait brûlé la bulle), le rebelle et ses partisans furent excommuniés (bulle Decet romanum pontificem, 3 janvier 1521).

A la diète de Worms en avril 1521, Luther se rapporte à la Parole de Dieu et est convaincu par le seul témoignage de l’Écriture. Il récuse donc «l’autorité du pape et celle des conciles ». L’autorité de la Bible est donc invoquée comme supérieure à toute hiérarchie ecclésiastique, qu’elle se manifeste à travers un chef unique (le pape) ou une instance collégiale (le concile).

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En 1536, le protestantisme prend un souffle nouveau avec le passage à la Réforme de la ville de Genève, où va s’exercer le ministère de Jean Calvin (1509-1564), un Français chassé de son pays.

Son père le destinait à la prêtrise et il reçut d’abord une formation d’humaniste : études de lettres et de philosophie aux collèges de la Marche et de Montaigu à Paris, puis de droit à Orléans. C’est vers 1530 qu’il écrivit, en latin, sa première œuvre, un commentaire du De clementia, de Sénèque (publié en 1532). A la mort de son père, Calvin revint à Paris, et, passionné par les controverses théologiques, il adhéra vers 1533 aux idées de la Réforme protestante, initié par son cousin Olivétan et les érudits Lefèvre d’Etaples, Guillaume Budé et Nicolas Cop, alors recteur de l’Université de Paris. Il participa à la défense de l’ouvrage de Marguerite de Navarre, « Miroir de l’âme pécheresse ». Condamné par le parlement, il dut quitter Paris ; avant de s’enfuir à Bâle en Suisse en janvier 1535, il revint à Noyon résilier ses bénéfices ecclésiastiques.

Sous cette forme, la religion protestante progresse notamment en Suisse romande, en France et aux Pays-Bas. D’autres confessions de foi postérieures, helvétique et écossaises (1560), celles de La Rochelle (1571) et de Westminster (1646), par exemple, se rattachent à la théologie de Calvin. Les 39 articles qui définissent la foi de l’Église d’Angleterre sont également largement d’inspiration calviniste. Mais l’anglicanisme – qui donnera naissance aux États-Unis d’Amérique à l’Église épiscopalienne – représente un protestantisme tempéré qui n’a modifié que partiellement (et plus ou moins suivant les tendances) le cadre ecclésiastique issu du catholicisme.

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Luther

Martin Luther

Jean Calvin

Jean Calvin

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Rappelons pour finir que « être protestant » ne signifie pas « protester » au sens moderne du terme, mais « affirmer » au sens ancien du terme.

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