Nouvelle Action Commune au Gabon.

Maximilien Luzeka Disonama, Congolais de nationalité, est pasteur stagiaire en charge d’une paroisse à Agadir, au Maroc. Lors du séminaire de Libreville, il a répondu à quelques questions.

La commission exécutive de l’Eglise Evangélique au Maroc (EEAM) a proposé sa venue pour diverses raisons : parce qu’il fait partie de la nouvelle génération pastorale de l’Eglise, qu’il est marié et jeune, qu’il comprend donc l’articulation entre famille et culture dans un monde en mutation.

Le cas du Maroc est particulier  nous dit-il. L’Eglise est composée d’une majorité de jeunes étudiants subsahariens qui repartaient dans leur pays après les études. Avant, le Maroc était juste un pays de transit et de formation, mais il devient de plus en plus un pays d’accueil permanent.

Les jeunes se marient alors avec des personnes d’autres cultures et traditions religieuses. Les mariages interreligieux vont s’accroître. L’Eglise a donc le devoir de réfléchir à ces mutations, insiste-t-il.

Pour qu’un chrétien épouse une musulmane au Maroc, il doit se convertir, mais cela n’est pas forcément vrai dans l’autres sens. Maximilien n’a donc pas vu de mariages interreligieux pour le moment.

Il existe également une différence liturgique entre la liturgie africaine et la liturgie « occidentale ». L’Eglise Evangélique au Maroc est alors obligée de revoir sa liturgie pour en avoir une « à la croisée des chemins » : entre la tradition européenne et la tradition africaine, tout en tenant compte des cultures de chacun.

La cohabitation n’est pas toujours évidente. L’Eglise essaye de faire un travail de réappropriation et de compréhension de la culture de chacun pour la rendre facile.

Il existe trois projets en ce moment au sein de l’Eglise du Maroc :

Sur la place de la femme dans l’Eglise.
Sur l’implication de la jeunesse dans toutes les sphères de l’Eglise (une jeunesse qui fait partie de la jeunesse Cevaa) ;
Un travail d’unité et de réconciliation de l’Eglise pour une meilleure intégration des fidèles qui viennent de partout.

Le thème synodal de 2015 rejoint le thème de ces projets : famille, unité, réconciliation.

Le séminaire NAC était l’occasion d’un premier voyage au Gabon pour Maximilien et il a trouvé intéressant de voir comment s’y passe le culte, très différent de celui auquel il assiste au Maroc. L’Eglise Evangélique du Gabon est ancrée dans la culture gabonaise, alors que l’Eglise du Maroc est, elle, éparpillée dans plusieurs cultures.

Article tiré du site de la Ceeva.

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